Gestion de la Province du Hainaut par le parti socialiste

          En quĂȘte de recettes pour financer la gestion de compĂ©tences, souvent en doublon avec celles de la RĂ©gion Wallonne comme l'Ă©conomie, la voirie, la culture, ... (4.500 personnes) et l'enseignement (6.000 personnes), le pouvoir provincial avait dĂ©cidĂ© en 2005 de soumettre les entreprises hennuyĂšres Ă  une nouvelle taxe basĂ©e sur le revenu cadastral, une taxe "industrielle compensatoire".

 

          La recette de cette taxe, soit 33 millions d'euros dĂ©jĂ  dĂ©pensĂ©s depuis, devant ĂȘtre remboursĂ©e majorĂ©e des intĂ©rĂȘts que l'on peut estimer Ă  plus de 11 millions d'euros, pour un remboursement fin 2011.

 

          Le Grand Argentier Serge Hustache, dĂ©putĂ© provincial PS, reconnaĂźt

qu'en conséquence, "la province va devoir vivre en déficit quelques années"

(avec des dépenses annuelles de 545 millions d'euros). Probablement durant

toute la durée de l'emprunt qui a permis de financer ce remboursement.

 

          Cette faute de gestion coĂ»tera donc aux hennuyers les 11 millions

d'intĂ©rĂȘts moratoires (trĂšs bon placement pour Arcelor Mittal), les intĂ©rĂȘts

de l'emprunt long terme contracté et les honorairesd'avocats de plusieurs

années de procédures.

 

          N'aurait-il pas mieux valu vendre le chĂąteau de Collonges Ă  Saint-Donat-

sur-L'Herbasse (ci-contre) et le Domaine de Val Ubaye Ă  Baratier en France

(dĂ©diĂ© au tourisme via l'ASBL International Hainaut Tourisme dont monsieur

Hustache est Président) qui n'ont pas leur place dans cette institution, mais

permettent de financer indirectement des "projets" en Palestine via une ONG

dénommée Alternative Tourism Group ?

 

          Ci-dessous vous trouverez les nombreux cumuls de fonctions

publiés au Moniteur :

Le week-end des Ă©lections, Di Rupo restera Ă  Mons


          Il en a donc dĂ©cidĂ© ainsi, et tant pis si ça a l’air ridicule, mais le sommet de la Francophonie, qui doit se dĂ©rouler durant le week-end Ă©lectoral du 14 octobre, ne verra pas Elio Di Rupo venir dĂ©fendre le fait français dans son pays sur les bords du Fleuve Congo. C’est Didier Reynders qui s’y collera, en tant que ministre des Affaires EtrangĂšres, en lieu et place du Premier. Il est vrai que sa position de candidat maĂŻeur dans la citĂ© du Ropieur risque d’ĂȘtre sĂ©rieusement compromise par son absence. D’autant que le favori des sondages qu’il est, maĂŻeur depuis 3 mandats, ne siĂšgera mĂȘme pas en tant que tel, puisqu’il sera empĂȘchĂ© de fait ; On n’avait jamais vu un premier en exercice s’adonner avec tant de fougue Ă  dĂ©fendre une rĂ©Ă©lection qu’il snobera sitĂŽt Ă©lu, car il ne faut pas se bercer d’illusions : Ă©lu il sera, mais maĂŻeur il ne deviendra effectivement, puisque sa fonction actuelle l’en empĂȘchera, et qu’il chargera un lieutenant de lui chauffer le siĂšge au cas oĂč un mauvais vent (du Nord forcĂ©ment) le chasserait de son trĂŽne de la rue de la Loi prĂ©maturĂ©ment !

 

          S’il s’agit donc d’une premiĂšre- un premier qui postule simultanĂ©ment Ă  un maĂŻorat-, on notera au passage que l’individu rĂ©cidive, puisqu’il sera le premier dans l’Histoire des Sommets de la Francophonie, portĂ©s sur les fonds baptismaux par feu François Mitterrand lors du Sommet de Versailles en fĂ©vrier 1986, Ă  refuser d’y assister.

 

          On aurait pu s’attendre Ă  plus de sentiment francophone de la part du premier Premier Ministre wallon depuis Edmont Leburton, qui rĂ©gna briĂšvement sur le 16 entre janvier 1973 et avril 1974, mais il semble que ce monsieur soit plus enclin Ă  chercher Ă  plaire Ă  la Flandre et Ă  devenir parfait bilingue qu’à dĂ©fendre avec la vigueur qui s’impose le fait français en Belgique !

 

          Pourtant jamais, en 26 ans de Sommets de la Francophonie, un Premier Ministre belge d’origine flamande n’a osĂ© rater ce grand rendez-vous qui relie encore ce pays Ă  une grande culture mondiale –ce que ne permet pas le NĂ©erlandais- ! Ainsi, n’a-t-on pas vu Leterme assister aux deux derniers sommets, Ă  Montreux (Suisse, Vaud) en octobre 2010 et Ă  QuĂ©bec , lors des FĂȘtes du 400Ăšme anniversaire du fait français en AmĂ©rique du Nord, en octobre 2008 ? Verhofstadt s’est arrangĂ© pour assister durant son mandat Ă  chaque Sommet, Ă  Bucarest fin septembre 2006, Ă  Ouagadougou au Burkina Faso fin novembre 2004, Ă  Beyrouth au Liban voici juste 10 ans (octobre 2002) ainsi qu’à Mocton, chez les Acadiens du Nouveau-Brunswick(Canada), coincĂ©s entre QuĂ©bec et Maine (USA), au printemps 1999.

 

          Dehaene, on s’en souvient, fut de chaque Sommet de son temps, Ă  HanoĂŻ (Vietnam) en novembre 1997, Ă  Cotonou (BĂ©nin) en avril 1995 et sur l’Ile Maurice en octobre 1993. Quant Ă  Wilfried Martens, il a connu les dĂ©buts de l’institution Ă  Versailles en fĂ©vrier 1986, mais il fut Ă  nouveau l’hĂŽte de François Mitterrand Ă  Paris, au Palais de Chaillot, en novembre 1991, puis du PrĂ©sident Abdou Diouf, Ă  Dakar au SĂ©nĂ©gal en mai 1989, de mĂȘme qu’à QuĂ©bec, en septembre 1987, sous le rĂšgne de Robert Bourassa.

 

          Il est malaisĂ© de croire que tous ces Premiers Ministres flamands avaient une plus haute estime de la francophonie qu’un Wallon, premier de son « espĂšce Â» Ă  occuper le 16, rue de la Loi depuis prĂšs de 40 ans. Il y a quelque chose de gĂȘnant dans ce constat pour tout Wallon qui se respecte. Et pourtant !

 

          De mĂȘme qu’il y a quelque chose de scandaleux dans le fait de constater que JAMAIS depuis 1986, la Belgique n’a Ă©tĂ© Ă  mĂȘme de recevoir les peuples frĂšres de la francophonie sur son sol !!! Rudy Demotte reprĂ©sentera Di Rupo Ă  Kinshasa, en tant que Patron de la FĂ©dĂ©ration WB et de la Wallonie. Gageons que ce sera pour lu, Tournaisien frais Ă©moulu, l’occasion de laver l’affront posĂ© par le Montois, et d’inviter la Francophonie sur les bords de Meuse ou d’Escaut pour un prochain Sommet de la Francophonie


 

ProblÚme de budget ? Quelques idées de dépenses inutiles ...

Chaque mois le dĂ©ficit public augmente d’un milliard d’euros mais on approuve en 2012 :

 

  • des missions en Afganistan, au Liban, au Kosovo, en Ouganda, 
 ;

  • le dĂ©ploiement de deux militaires en Somalie pour l'instruction d'un dĂ©tachement ougandais ;

  • le dĂ©tachement de quinze militaires au congo pour l'AcadĂ©mie militaire de RDC ;

  • la construction de 5.200 mÂČ de nouveaux bureaux Ă  Kinshasa pour les 90 personnes qui y travaillent ;

  • quatre policiers et un expert du SPF Affaires Ă©trangĂšres au Niger ;

  • Cinq militaires belges au BĂ©nin pour une mission de coaching ;

  • 1.100.000 euros pour placer des personnes sous surveillance Ă©lectronique ;

  • la prolongation du bail de location d'une rĂ©sidence de remplacement (seconde rĂ©sidence ?) pour le consul gĂ©nĂ©ral de Belgique Ă  Sao Paulo (BrĂ©sil) 


"Lignes TEC inter-régionales : le bide !"

          DĂ©but 2008, aprĂšs avoir investi d'importants moyens dans l'apprentissage du nĂ©erlandais, le Ministre PrĂ©sident Wallon Rudy Demotte plaidait naĂŻvement pour la mise en service de lignes de bus wallonnes Ă  destination de zoning industriels flamands.

 

          C'est ainsi que l'Ă©charpe au cou, fin fĂ©vrier, monsieur Demotte, dans une opĂ©ration de propagande, testait la ligne de bus desservant Flobecq Ă  Audenarde soit 28 kilomĂštres. Parti Ă  6h13, il arrivera Ă  destination Ă  7h42, soit 1h29 plus tard.

 

          Il y avait trois lignes :  - Herseaux-Courtrai (1 voyageur par jour) ;
                                              - Ath-Audenarde (23 voyageurs par jour) ;
                                              - Blaton-Audenarde (12 voyageurs par jour).

 

          Malheureusement, en novembre 2009, malgrĂ© un effort budgĂ©taire de 4,7 millions d'euros de la RĂ©gion wallonne, on constatait que la premiĂšre ligne ne rencontrait pratiquement aucune demande et que les deux autres lignes Ă©taient frĂ©quentĂ©es en majoritĂ© par des Ă©tudiants ! D'oĂč notre titre tirĂ© du Courrier de l'Escaut pour qualifier cette initiative.

Subsides européens pour licencier

        En octobre 2007, la sociĂ©tĂ© allemande Sudzucker a dĂ©cidĂ© de fermer la sucrerie de Brugelette, en Hainaut, sur incitation financiĂšre de la CommunautĂ© EuropĂ©enne. En effet, la rĂ©duction de production sucriĂšre Ă©tait subsidiĂ©e Ă  raison de 197 € par tonne, alors qu'en cas de fermeture, le subside s'Ă©levait Ă  562 € par tonne. Soit un profit supplĂ©mentaire de 36,5 millions € en cas de fermeture. La solidaritĂ© nationale, liĂ©e Ă  l'appĂąt du gain, fut fatale aux septante personnes occupĂ©es ainsi qu'Ă  la soixantaine d'intĂ©rimaires. Qu'on fait vos Ă©lus pour Ă©viter cela ?

Le scandale budgĂ©taire de la dĂ©cennie (les intĂ©rĂȘts notionnels)

         En 2006, une idĂ©e gĂ©niale fut proposĂ©e par les "Ă©lites" libĂ©rales du pays, Messieurs G. Verhofstadt (Premier Ministre) et D. Reynders (Ministre des Finances). Il s'agissait des "intĂ©rĂȘts notionnels". Evidemment, tout comme "l'incubateur numĂ©rique" de monsieur S. Kubla, financĂ© par la RĂ©gion wallone, ce nom bien fleuri n'attira pas l'attention de la plupart des responsables wallons. Pourtant, ce devrait ĂȘtre une innovation fiscale que tous les pays allaient nous envier.
 
        GrĂące Ă  cette mesure, les sociĂ©tĂ©s allaient pouvoir dĂ©duire de leur base imposable un montant d'intĂ©rĂȘt fictif calculĂ© sur les fonds propres corrigĂ©s. Il fallait, dans l'esprit du gouvernement Di Rupo-Reynders, Ă©liminer la discrimination fiscale existante entre la rĂ©munĂ©ration des capitaux propres et celle des capitaux externes, mais surtout conserver un cadre fiscal accueillant pour les centres de coordination.
 
         Lors des nĂ©gociations budgĂ©taires Ă  fin 2006, pour le budget 2007, le coĂ»t de cette mesure a Ă©tĂ© Ă©valuĂ© Ă  350 millions d'euros environ. Tout cela semblait raisonnable et acceptable par tous, y compris les socialistes. En juillet 2007, la rĂ©vision du budget porta ce montant Ă  un peu plus de 500 millions d'euros.
 
        Pour ce qui est de conserver les centres de coordination, l'objectif a, sans doute, Ă©tĂ© atteint. Mais pour ce qui concerne les autres sociĂ©tĂ©s, dĂ©jĂ  Ă©tablies en Belgique, qui ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de cette mesure (Banque Nationale de Belgique pour 17 millions et Belgacom pour 32,6 millions, notamment, dont les actionnaires se frottent les mains), il n'y avait aucune contre-partie. C'Ă©tait un pur cadeau fiscal. "Augmentez vos profits grĂące aux intĂ©rĂȘts notionnels" Ă©crivaient-ils sur le site internet gouvernemental ! C'est ainsi que les sociĂ©tĂ©s se sont retrouvĂ©es avec un taux d'imposition rĂ©el d'environ 20% au lieu de 33,99%. Scandaleux n'est ce pas, quand on sait que l'impĂŽt sur le travail n'a Ă©tĂ© rĂ©duit que de miettes !
 
        DĂ©but 2008, on annonce que le dĂ©ficit budgĂ©taire de l'Etat, pour 2007, sera probablement de 1,5 milliards d'euros. De toute Ă©vidence, la rĂ©duction de l'impĂŽt des sociĂ©tĂ©s pour "intĂ©rĂȘts notionnels" dont le coĂ»t est maintenant estimĂ© entre 1,2 et 2 milliards d'euros est l'Ă©lĂ©ment principal de ce dĂ©ficit. Sachant cela, les Ă©lus socialistes essayent de se dĂ©douaner de leur bĂ©vue en faisant croire que les montages financiers permettant d'optimiser leur rendement fiscal, feront l'objet d'un contrĂŽle accrĂ». Hors, des dĂ©cisions de "ruling" (acceptation anticipĂ©e par l'administration fiscale d'un projet de montage fiscal) ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© prises par l'administration fiscale, acceptant pour plus de 500 millions d'euros, ce type de rĂ©ductions d'impĂŽts. L'erreur semble donc irrĂ©versible, quoiqu'on en dise ! Qui va payer cette colossale erreur d'estimation ? Directement ou indirectement, ce sera vous.
 
        Finalement, nos Ă©lus dilapident les moyens dont ils disposent par incompĂ©tence et appauvrissent chaque jour un peu plus la Wallonie. Ce n'est pas de beaux sourires ni d'effets d'image dont les gens ont besoin, mais de gestionnaires clairvoyants.

L’Union EuropĂ©enne contribue Ă  la volatilitĂ© boursiĂšre !

       TrĂšs longtemps les bilans des sociĂ©tĂ©s europĂ©ennes ont Ă©tĂ© basĂ©s sur la valeur d’acquisition, le prix de revient, 
 Mais depuis 2006, l’Union EuropĂ©enne, par la voix du commissaire Bolkenstein, a imposĂ© le remplacement de ces mĂ©thodes d’évaluation par des normes dites «IAS», dans un but de convergence avec les normes amĂ©ricaines. Convergence qui devait permettre plus de comparabilitĂ© entre les bilans des sociĂ©tĂ©s europĂ©ennes et amĂ©ricaines, dans un but d’intĂ©gration totale des diffĂ©rents marchĂ©s boursiers.
 
        Ces derniĂšres normes font appel au concept de «juste valeur» que serait la valeur de marchĂ©. On part donc clairement d’un postulat libĂ©ral qui veut que la valeur de marchĂ© soit la meilleure possible. Le marchĂ© devant toujours avoir raison, et les anomalies boursiĂšres n’étant que marginales. Hors, ces derniers temps, nous avons eut la dĂ©monstration du contraire. On a pu voir la valeur boursiĂšre d’entreprises trĂšs rentables, chuter dans des proportions aberrantes. La preuve est donc faite que ces postulats de base sont erronĂ©s.
 
        Il est temps de revenir Ă  plus de stabilitĂ© et de rĂ©duire la volatilitĂ© extrĂȘme des valeurs bilantaires, soumises aux exagĂ©rations des marchĂ©s. Le parlement europĂ©en doit lĂ©gifĂ©rer d’urgence pour modifier les normes IAS qui, Ă  elles seules, peuvent mettre une entreprise rentable en perte, jusqu’à la faillite, avec tous les dommages sociaux qui en dĂ©coulent.

Flamandisation de l’armĂ©e  : Ce que Luc « MR » Gennart n’a pas dit


«L'armée sera flamande ou elle ne sera pas.»
(Dans l'hebdomadaire catholique flamand Elckerlyc, du 22 mars 1936)

 

        Ce que le Mouvement wallon dĂ©nonce depuis plus d’un siĂšcle et demi, et a Ă©tĂ© redĂ©couvert aprĂšs les « rĂ©vĂ©lations Â» mĂ©diatisĂ©es du Colonel Gennart, c'est-Ă -dire la « flamandisation Â» des forces armĂ©es et la possible fermeture de la base de Florennes doublĂ©e d'une concentration des principaux systĂšmes d'armes de l'armĂ©e belge en Flandre n’est qu’un secret de polichinelle.  Mais Gennart n’a pas tout dit


 

        On en a beaucoup parlĂ©, un des nombreux tabous belgicain semble ĂȘtre tombĂ©. Tout Ă  coup, certains journalistes et hommes politiques « francophones Â» semblent vouloirs montrer qu’ils ont pris la mesure des intentions d'une Flandre qui semble faire main basse sur un corps d'Etat encore provisoirement fĂ©dĂ©ral.

 

        Or, la question linguistique Ă  l’armĂ©e est un vieux sujet de conflit larvĂ©. Voici quelques dĂ©tails assez anciens, mais significatifs d’un projet Ă  long terme.

 

        Certes, aprĂšs la crĂ©ation de la Belgique, historiquement et humainement, il convenait de tenir compte des justes revendications flamandes en matiĂšre linguistique et de leurs incidences sur le plan militaire. Jusqu'Ă  la premiĂšre guerre mondiale, l'armĂ©e belge comprenait des unitĂ©s mixtes commandĂ©es le plus souvent en français (et en plus par des Flamands francophones qui n’étaient d’ailleurs pas toujours mieux compris par les soldats wallons non plus
). Il aura fallu attendre la loi de 1913 qui a gĂ©nĂ©ralisĂ© l'emploi du nĂ©erlandais.

  

        Quelques arrangements mineurs dans l’immĂ©diat aprĂšs-guerre et, en 1923, un projet du ministre DevĂšze visant au bilinguisme des cadres ont suscitĂ© des rĂ©actions de l'AssemblĂ©e wallonne, soucieuse - Ă  l’époque - de maintenir l'unitĂ© belge par la langue française. Il fallu pourtant attendre 1928 et la mise sur pied d'une commission mixte pour voir les mouvements wallons rĂ©agir face aux nouvelles orientations de la politique militaire. C’est Ă  ce moment que « l'AssemblĂ©e wallonne Â» entame sa campagne en faveur de la dĂ©fense de la Wallonie, donc Ă  la frontiĂšre allemande, en publiant une carte montrant comment la dĂ©fense de la Wallonie avait Ă©tĂ© nĂ©gligĂ©e en 1914.

 

        Cette mĂȘme annĂ©e, une commission mixte rĂ©examine la question et propose de donner au recrutement rĂ©gional sur une base linguistique rĂ©elle, ce qui se traduit par la loi du 7 novembre, laquelle consacre le principe de l'instruction dans la langue maternelle du soldat. L'AssemblĂ©e wallonne s’est Ă©levĂ©e contre cette mesure « qui priverait les soldats bilingues du choix de la langue de l'instruction Â» voyant dans la nouvelle loi un danger de flamandisation de l'École militaire et de l'armĂ©e en gĂ©nĂ©ral alors que la Ligue d'action wallonne de LiĂšge qui se rĂ©jouit de cette mesure parce qu'elle y voit un espoir d'Ă©chapper Ă  un bilinguisme gĂ©nĂ©ralisĂ©. (*)

Mais ce recrutement régional allait avoir une autre conséquence avec la montée du Mouvement flamand: la contamination atteint bientÎt les garnisons et les recrues n'y échappent pas. En raison de l'intense propagande extrémiste de certains milieux flamands, bon nombre d'unités seront touchées par le caractÚre nationaliste flamand, ce qui aura des répercussions sur la cohésion de l'armée, des officiers de réserve notamment et sur leur attitude lors de l'invasion allemande. (**)

 

        DĂ©tail peu connu : L'annĂ©e 1936 marquera un tournant dans la politique militaire belge. En fĂ©vrier, un projet du ministre DevĂšze est rejetĂ© Ă  la Chambre; il nĂ©cessitait une augmentation des effectifs Ă  laquelle les Flamands dĂ©claraient ne pouvoir consentir que si l'on renonçait Ă  l'accord militaire franco-belge de septembre 1920. Le projet est alors revu par une sous-commission de trois membres dont aucun n'Ă©tait wallon et il n'est dĂšs lors pas Ă©tonnant qu'elle ait conclu en consacrant le chantage flamand


 

        La loi du 30 juillet 1938 consacrera l'Ă©galitĂ© complĂšte des langues française et nĂ©erlandaise ainsi que le principe des divisions unilingues et fixe en outre le degrĂ© de connaissance linguistique des officiers mais la situation internationale Ă©clipse les rĂ©actions des mouvements wallons, essentiellement prĂ©occupĂ©s Ă  ce moment-lĂ  du danger de guerre toute proche.

 

        Le 20 juillet 1936, Paul-Henry Spaak annonçait une politique Ă©trangĂšre «exclusivement et intĂ©gralement belge» et, le 14 octobre, LĂ©opold III expose au Conseil des ministres sa vision en matiĂšre de politique Ă©trangĂšre et de dĂ©fense: «entretenir un appareil militaire de taille Ă  dissuader un quelconque de nos voisins d'emprunter notre territoire pour attaquer un autre État». Alors que la Flandre se fĂ©licite ; Le journal « l'Action wallonne Â» considĂšre le discours royal comme une carte dans le jeu de l'Allemagne: «c'est plus qu'une faute», lit-on dans le numĂ©ro de novembre, «c'est une trahison». On constate que la « neutralitĂ© Â» va nous obliger Ă  nous garder au sud, ce qui dispersera nos efforts et compromettra le sort dela Wallonie. Eneffet, selon l'hebdomadaire de l'abbĂ© Mahieu, la Belgique est dans l'impossibilitĂ© financiĂšre et technique d'avoir la politique militaire voulue par Bruxelles; c'est donc une situation qui risque d'attirer la guerre, dont la Wallonie fera les frais. Au dĂ©but de 1938, certains Flamands rĂ©clament des mesures contrela France. LedĂ©putĂ© nationaliste flamand et futur collaborateur Staf De Clercq presse le ministre de la DĂ©fense nationale Ă  ce sujet. L'État-Major gĂ©nĂ©ral lui donne suite en Ă©tablissant une ligne de dĂ©fense face Ă  la France, ce que dĂ©nonceront des dĂ©putĂ©s wallons Ă la Chambre. En vain; des manƓuvres seront organisĂ©es contre des attaques censĂ©es venir
 du sud et des troupes y seront dĂ©ployĂ©es, tout cela au dĂ©triment de la dĂ©fense Ă  l'est oĂč il Ă©tait difficile de ne pas percevoir de bruits de bottes
 (***)

La politique officielle de neutralitĂ© sera toutefois appliquĂ©e jusqu'au bout et le dispositif militaire restera inchangĂ©, Ă  tel point que le gĂ©nĂ©ral Van den Bergen, chef de l'EMG qui, en janvier 1940, avait fait enlever des barricades Ă  la frontiĂšre française, sera dĂ©mis de ses fonctions


 

        Ce court rĂ©sumĂ© montre que les relations entre camps linguistiques n’ont jamais Ă©tĂ© un long fleuve tranquille.

 

        A l’époque actuelle, comme dans d’autres secteurs demeurĂ©s fĂ©dĂ©raux, on sait qu’au-delĂ  des recommandations de la  charte intitulĂ©e : « Les Dix commandements du nationalisme flamand» , la politique d’occupation des plus hautes fonctions de l’Etat, la favorisation des investissements et le transfert des activitĂ©s rentables en Flandre reste la rĂšgle (les transferts des unitĂ©s militaires basĂ©es jusqu’ici en Wallonie comme les activitĂ©s ferroviaires (Ronnet !) ou autres qui procĂšdent d’une mĂȘme logique). Mais Ă  de trĂšs rares exceptions, ça reste un tabou pour la presse et les parlementaires « belges francophones Â» pour qui la Wallonie reste un arriĂšre pays.

 

        Mais, ça ne s’arrĂȘte pas là


 

L'armĂ©e sera flamande et catholique ou elle ne sera pas ?

 

        HĂ©ritĂ© des chocs du vote de la « Loi sur la sĂ©paration de l’Eglise et de l’Etat de 1905 Â» en France et de la « question scolaire Â», un autre tabou est loin d’ĂȘtre mort. La Belgique n’étant pas un Etat laĂŻque, se disant en principe neutre philosophiquement.

 

        Voici ce qui est loin d’ĂȘtre une anecdote :

 

        On le sait, un certain nombre d’universitaires peuvent s’ils remplissent les conditions effectuer leur formation en qualitĂ© de candidats officiers de carriĂšre. Tous les cours Ă©tant Ă  charge de l'Etat, le candidat signe un engagement (statut) avant de pouvoir commencer sa formation. Les cours sont gratuits. Celui qui rĂ©ussit doit nĂ©anmoins servir l'armĂ©e pendant une pĂ©riode au moins Ă©gale Ă  une fois et demie la durĂ©e de la formation. Les mĂ©decins, pharmaciens, dentistes ou vĂ©tĂ©rinaires en particulier choisissent de suivre leur cursus dans l’universitĂ© belge de leur choix sous la responsabilitĂ© de l'Ecole Royale du Service MĂ©dical Ă  Gand. Pour la plupart de ces universitaires, le choix d’une universitĂ© plutĂŽt que d’une autre est rarement sĂ©parĂ© d’un choix philosophique, la Belgique Ă©tant ce qu’elle est


 

        Il me revient de bonne source (vĂ©rifiable) qu’un mĂ©decin formĂ© Ă  l’ULB souhaitant poursuivre sa formation (chirurgie) dans le mĂȘme rĂ©seau vient de se voir imposer par sa hiĂ©rarchie - Ă  quelques heures du dĂ©but et alors que tout Ă©tait organisĂ© - de la suivre en NĂ©erlandais Ă  la K.U.L...

S’il peut sembler pertinent qu’en fonction d’éventuelles fonctions au sein de la dĂ©fense obligeant Ă  pratiquer dans les deux rĂ©gimes linguistiques (encore que
 On sait que toute Ă©volution de carriĂšre  est un obstacle de taille si on n’est pas « nĂ© Flamand Â») on ne peut que s’étonner de la dĂ©cision de l’endroit choisi par les « autoritĂ©s supĂ©rieures hiĂ©rarchiques et fonctionnelles» pour la poursuite des Ă©tudes.

 

        Admettons mĂȘme que l’argument de l’usage potentiel du flamand soit recevable. (Qu’en est-il pour les vĂ©tĂ©rinaires ?) Pourquoi ne pas proposer comme lieu de formation une autre universitĂ©, si pas adogmatique comme la VUB), tout au moins philosophiquement neutre comme l’UZ Gent ?

 

        Pour qui a observĂ© les Ă©volutions du nationalisme flamand ou du mouvement flamand (dont personne ne contestera l’aspect dĂ©mocratique hors quelques dĂ©rapages
), celles-ci doivent toujours ĂȘtre dĂ©crites et comprises dans sa relation avec les autres acteurs dans le contexte belge oĂč le rĂŽle de l’Eglise catholique n’est pas toujours trĂšs clair. Si l’Eglise officielle belge Ă©tait - au dĂ©but de l’Etat- tout naturellement francophone, cette mĂȘme Eglise trĂšs influente au nord a toujours dĂ©fendu le « non français Â», parce que le français (la langue française) vĂ©hiculerait (visiblement encore dans l’esprit de certains) des idĂ©es de rĂ©volution, de libertĂ©, de laĂŻcitĂ© et de franc-maçonnerie qui pourraient pervertir les Ăąmes...

 

        On aurait pu croire cette Ă©poque rĂ©volue
 Et, on le sait, dans les milieux militaires, on doit se considĂ©rer comme militaire avant d’ĂȘtre citoyen et l’obĂ©issance - en silence - est la rĂšgle. Sous peine de sanctions.

 

        La lutte entre les est encore bien vivante. L’armĂ©e belge a fait son choix. DĂ©cidĂ©ment, le difficile chemin du libre arbitre entre les « dragons de la science et les dĂ©mons de l’Eden Â» semble bien ĂȘtre une notion volontairement ignorĂ©e dans le domaine militaire qui a choisi une autre voie qui rappelle plutĂŽt l’époque de l’inquisition. Mais pourquoi diable, l'ex colonel Gennart n'a-t-il pas Ă©voquĂ© cet aspect des choses qu'il ne pouvait pas ne pas connaĂźtre ? 

 

 

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 (*) On le voit, il y a eu au cours de l’histoire plus que des nuances. L’adjectif  « francophone Â» n’ayant pas encore Ă©tĂ© « adoubĂ© Â» en nom propre, le terme « wallon Â» regroupait en plus des Wallons, tout qui s’exprimait dans une langue aux consonances françaises d’Ostende Ă  Bruxelles.

Premier organisme wallon unifiĂ© et sorte de Parlement crĂ©Ă© en 1912, « l’AssemblĂ©e wallonne Â» Ă©tudie toutes les questions touchant Ă  la Wallonie et agit par le biais de revendications et de propositions au niveau des Chambres et du gouvernement. L’AssemblĂ©e wallonne a une grande influence jusque dans les annĂ©es vingt mais perdra peu Ă  peu sa reprĂ©sentativitĂ© et sa crĂ©dibilitĂ© dans les annĂ©es trente par son aspect acadĂ©mique. Ses thĂšses, trĂšs modĂ©rĂ©es, n’évoluant pas : elle dĂ©fendra alors toujours une union belge corrigĂ©e par une sĂ©paration administrative, et le maintien de la langue française en Flandre. Son organe de presse s’intitule La DĂ©fense wallonne. (Voir : http://www.wallonie-en-ligne.net/encyclopedie/congres/notices/assemblee-wallonne.htm)

 

Plus en phase avec la rĂ©alitĂ©, la «  Ligue d’Action wallonne Â» a Ă©laborĂ© un programme qui reste d’une criante actualitĂ© et est rĂ©solument autonomiste, une autonomie conçue dans un cadre belge. PersuadĂ© que l’unitĂ© nationale, fondĂ©e sur la domination d’une race sur l’autre, serait impossible Ă  conserver et Ă  dĂ©fendre, la nouvelle Ligue affirme que la Belgique ne peut poursuivre ses destinĂ©es que par l’union des deux peuples qui la composent, union basĂ©e sur une indĂ©pendance rĂ©ciproque et faite d’une entente loyale et cordiale, position dĂ©jĂ  dĂ©veloppĂ©e par Jules DestrĂ©e dans sa Lettre au roi et que l’on retrouvait, mot pour mot, dans le programme de l’AssemblĂ©e wallonne, lors de la rĂ©union constitutive d’octobre 1912. Le nouveau groupement s’oppose Ă  l’obligation d’un quelconque bilinguisme pour les Wallons, rĂ©clame l’adaptation des structures de la Belgique en fonction de la frontiĂšre linguistique, et partant la rectification des divisions administratives, judiciaires et militaires de la Belgique en tenant compte de la frontiĂšre linguistique, l’élargissement considĂ©rable de la compĂ©tence des pouvoirs communaux, provinciaux et Ă©ventuellement rĂ©gionaux, soit l’autonomie de la Flandre et de la Wallonie dans la Belgique. Cette autonomie, prĂŽnĂ©e dans un rapport rĂ©digĂ© par Auguste Buisseret, trouve Ă  la fois son assise dans le principe wilsonien du droit des peuples Ă  disposer d’eux-mĂȘmes et dans une Ă©bauche de fĂ©dĂ©ralisme rĂ©gional, voire europĂ©en.

 

(voir : http://www.wallonie-en-ligne.net/encyclopedie/congres/notices/ligue-action-wallonne-liege.htm)

 

 

(**) Par une campagne de presse intense et la voix de ses parlementaires, Ă  quelque bord qu'ils appartiennent, la Flandre s’est Ă©levĂ©e contre cette politique de coopĂ©ration franco-belge. Quelques exemples suffiront Ă  illustrer cette attitude : Toujours en 1928, le catholique De Bruyne rĂ©clame une protection contre le Sud, le socialiste Eeckelers refuse, quant Ă  lui, de voir dans l'Allemagne un danger (il dira plus tard: «nous irons au devant de l'Allemand avec le pain et le sel de la fraternité») tandis que le nationaliste (VNV) De Backer dĂ©clare que «la Flandre ne veut plus saigner Ă  cĂŽtĂ© des SĂ©nĂ©galais», exprimant bien ainsi la politique du «los van Frankrijk» que veulent les Flamands dans leur grande majorité 

 

(***) A noter – pour la petite histoire – qu’au lendemain de la chute du mur de Berlin, l’armĂ©e belge a repris ses habitudes et organisĂ© des manƓuvres simulant une attaque venant de la botte de Givet !

Sous-traitance des services publics Ă  l’étranger !

        Nos services publics sont souvent critiquĂ©s pour lenteurs administratives, prestations approximatives et sentiment d’«intouchabilité» des fonctionnaires. La mise en concurrence des services publics avec des sociĂ©tĂ©s privĂ©es par l’Europe n’est que la consĂ©quence d’une incapacitĂ© Ă  gĂ©rer efficacement une activitĂ© publique[1].
 
        Tout cela aboutit, par exemple, Ă  ce que la communautĂ© française sous-traite l’encodage de dĂ©clarations de naissances et de dĂ©cĂšs, au Maroc, sous la houlette de Mme la ministre de la santĂ© Catherine Fonck du Cdh (information obtenue par question parlementaire) ; sans parler du contrĂŽle du personnel de l’administration par une sociĂ©tĂ© flamande !

A quand la sous-traitance des services informatiques en Inde ?
 
        Mais certains services publics sont indispensables. Nous avons donc besoin d’un audit permanent du fonctionnement interne de ces services. Il s’agit avant tout de prĂ©server nos services publics par une qualitĂ© optimale des prestations. Actuellement, contrairement aux sociĂ©tĂ©s privĂ©es, l’organisation des services ou sociĂ©tĂ©s publiques n’est soumise Ă  aucun contrĂŽle externe.
 
        On ne peut se «gargariser» d’éthique et de bonne gouvernance dans ces conditions ! Ainsi, nous prĂ©conisons une certification Iso9001, par un organisme agrĂ©Ă©, pour tous les services publics, comme c’est le cas pour la plupart des grandes sociĂ©tĂ©s privĂ©es. ConcrĂštement, cette norme dite Iso 9001 est relative Ă  la qualitĂ© de l’organisation. Il y est question d’analyser l’ensemble du processus d’élaboration du service public pour le corriger, de responsabiliser la direction et de se fixer des objectifs avec Ă©valuation rĂ©guliĂšre des rĂ©sultats.
 
        De plus, chaque fonctionnaire devrait s’identifier lors de ses contacts avec le public pour permettre un meilleure «traçabilité» des dossiers.

Délégations des Communautés et Régions

         Le budget nĂ©cessaire au financement de dĂ©lĂ©gations de la CommunautĂ© Française et des RĂ©gions bruxelloises et wallonnes, s'Ă©levait pour 2007 Ă  11.534.035€ [Pour une dĂ©lĂ©gation de 19 personnes]. Ces dĂ©penses ne trouvent leur justification que dans l'incapacitĂ© des ambassades Ă  promouvoir les RĂ©gions et CommunautĂ©s.
 
          A titre d'exemple, on se demande quelle peut bien ĂȘtre l'utilitĂ© de 2 dĂ©lĂ©guĂ©s Ă  Kinshasa ! Une journaliste CDH y a Ă©tĂ© nommĂ©e. De plus, la nomination d'un cadre du PS, en fin de carriĂšre, Ă  Paris s'apparente fortement Ă  une rĂ©compense pour services rendus au parti ! Et le comble reste le financement du dĂ©placement d'une dĂ©lĂ©gation d'Ă©lus de la communautĂ© française, dĂ©but 2008, en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo pour leur expliquer le bon fonctionnement de nos institutions, notamment des provinces dont l'utilitĂ© Ă©chappe Ă  la majoritĂ© de notre population.

Abus de biens sociaux en toute légalité par Mme LIZIN

)

(SynthÚse de la séance publique de la commission des Affaires intérieures et de la Fonction publique du 13 janvier 2009)


De M. de Lamotte :


" Les montants, ainsi que la nature de certaines dépenses sont plus que troublants : 3 millions de francs belges, 75.000 euros, auraient été dépensés par cartes Visa sur un période de 9 ans, dont 50.000 euros auraient été dépensés sur 3 ans. Ces dépenses paraissent disproportionnées et parfois totalement superflues. Concernant leur nature, l'actuel Président du Conseil d'administration du Centre hospitalier1 précisait au micro des radios que les dépenses réalisées par l'ancienne présidente, à savoir la bourgmestre de Huy, concernaient l'engagement de l'hÎpital dans des actions humanitaires et dans des contacts avec l'Organisation mondiale de la santé ... "


" avec de telles argumentations, vous en conviendrez, on peut tout justifier ... il n'existe aucune autorisation préalable à ces dépenses. Elles sont effectuées de maniÚre arbitraire par les possesseurs des cartes, et ce, sans suivi, sans rapport de mission et sans étude d'impact sur l'activité médicale. "

 


De M. Jamar :


" Les sommes dont nous parlons : M. de Lamotte a cité 50.000, la Meuse cite 84.000, il y a un rapport intermédiaire qui cite 70.000 euros. "


" Mme Lizin a utilisĂ© une carte de crĂ©dit Ă  une Ă©poque oĂč elle n'Ă©tait plus prĂ©sidente du Conseil d'administration du CHRH, soit une pĂ©riode de 6 Ă  8 mois. Il y a eu manifestement abus de carte, ... Elle n'Ă©tait plus mandatĂ©e pour faire quoi que ce soit au nom du CHRH Ă  ce moment. "


" Concernant les fameux voyages et dépenses, 52 sauf erreur au total, ayant entraßné l'utilisation d'une ou de plusieurs cartes de crédit, mais une essentiellement ..., seuls ... trois, ..., Londres, GenÚve et le Maroc ont fait l'objet d'une approbation, a posteriori, par le conseil d'administration . Les retraits d'argent, ... n'ont fait l'objet d'aucun justificatif ou de remboursement. "


" En 1998, ... 114.220 francs belges et aucune décision du conseil d'administration en 1998 relative à tous ces voyages : Paris, Barcelone, GenÚve, etc. "


" Pour 1999, ... 486.736 francs belges, coiffeur, Paris, Harlington, Paris, Alger, Skopje, Burundi, Naïrobi, Pays-Bas, Paris, GenÚve, Londres, Equateur, Rome, Italie, France, Suisse, Gabon, Japon, GenÚve, retraits d'argent, Vienne, Londres, etc. Aucune décision du conseil d'administration en 1999, à part Londres, ... relative à tout cela et retraits d'argent liquide, sans aucun justificatif... Mme Lizin, ... est allée chez Jacques Dessanges, en janvier 1999, pour 2765 francs belges payés par l'hÎpital. "


" En 2000 : 608.720 francs belges, voyages en Suisse, à plusieurs reprises, à Paris, en Californie, au Palm Beach je cherche le lien avec l'OMS, on ne sait jamais Bénin, New-York, France, Autriche, USA, Allemagne, 4 retraits d'argent liquide assez importants, HÎtel Radisson à Bruxelles avec la carte de l'hÎpital. Aucune décision du conseil d'administration en 2000, à part GenÚve en avril, et les décisions étaient prises a posteriori, avec encore des retraits d'argent tout aussi significatifs. Pour 2000, 17 voyages à l'étranger. "


" En 2001 : Bolivie, France, Suisse, Londres, Afrique du Sud, aucune décision du conseil d'administration relative aux voyages, aucune décision relative aux retraits d'argent. "


" En 2001-2002 : encore plus important puisque plus aucun mandat au sein du conseil d'administration, en tant que prĂ©sidente ; Mme Lizin a cessĂ© d'ĂȘtre prĂ©sidente en septembre 2001, elle continuĂ© pourtant Ă  utiliser la carte jusqu'en mars 2002. HĂŽtel VandĂŽme Ă  Paris, France, USA, etc. Total pour les 6 mois de l'annĂ©e pendant lesquels elle n'avait plus aucun mandat : 4.055 euros avec la carte de crĂ©dit du CHRH, entre autres Paris et la Floride, qui est aussi une destination "TrĂšs humanitaire " "


" Mme Lizin compte sĂ©journer jusqu'au mois de mars en France, ... annoncĂ© ... sur Facebook. ... en Belgique, et mĂȘme dans la bonne ville de Huy, il y a des instituts de revalidation de trĂšs grande qualitĂ©, de grand confort. J'aurais cru qu'elle ferait confiance Ă  ses propres institutions "

 


De Mme Dethier-Neumann :


" La presse a évoqué des dépenses somptuaires, de 83.000 euros au départ de trois cartes de crédit ... Mme Lizin a simplement évoqué ... quelques menues dépenses relatives à des "soupers spaghetti ". ... il n'y a que trois PV de comités de gestion qui ont trait à la prise en charge de voyages à Boston, GenÚve et Londres ... pour tous les autres voyages, il n'existe aucune décision du conseil d'administration ou du comité de gestion de prendre en charge les frais les concernant. "


" il manque un nombre important de justificatifs des dépenses engagées... peu compatibles avec la gestion raisonnable d'un centre hospitalier régional ... 2.245.000 francs en frais de restaurant, pour le Docteur Boury, pour Mme Humblet, pour M. Ronveau2, pour le Docteur Marchal et pour Mme Lizin, et 466.000 francs belges en notes d'hÎtel pour M. Boury et Mme Lizin. On constate également une utilisation de cartes d'essence qui n'est pas justifiée, entre février 1998 et mars 2003 : 52 pleins de carburant dans la région parisienne ou en direction de celle-ci. Il faut rajouter à ce nombre, trois pleins effectués à l'aide de la carte Visa de Mme Lizin, ce qui porte le nombre à 55. Nous constatons également des retraits d'argent liquide pour un montant de 102.000 francs belges, qui ne sont justifiés par aucun document et aucun remboursement. Nous constatons aussi une dépense de 157.000 francs belges chez Economist Intelligence Unit3, sans ... la moindre explication. "

 


De M. Courard, (Ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique) :


" Les membres des organes de gestion devaient demander des comptes et s'assurer que les deniers publics étaient utilisés correctement. Et de poser la question suivante : le collÚge des commissaires, comprenant un commissaire-réviseur4 mais aussi des élus locaux, a-t-il correctement joué son rÎle ? "


" Les comptes de l'intercommunale ont été approuvés par le conseil d'administration5 et par l'assemblée générale. Les commissaires étaient chargés de la surveillance de l'intercommunale. Ils n'ont émis aucune remarque. Mes prédécesseurs ... ont approuvé les comptes de l'intercommunale en 1998, 1999, 2000, par expiration du délai en 2001 et à nouveau approbation en 2002... Tous les contrÎles internes et de tutelle ont été exercés. "


" J'ai personnellement difficile à croire que quiconque au sein du conseil d'administration ignorait les missions effectuées par certains de ses membres à l'étranger, ... Je pense que beaucoup de personnes étaient sans doute au courant". Evidemment, on imagine mal un professeur de gymnastique, parvenu (dans tous les sens du terme) Président du Conseil d'administration d'un Centre hospitalier, faire ombrage à son bienfaiteur !


Finalement, il ressort de cette commission que les gestionnaires des Intercommunales, tous des Ă©lus, s'accordent des avantages en nature hors du commun, et que ceux-ci sont approuvĂ©s par des Conseils d'administration composĂ©s par leurs pairs. Par cette mĂ©thode, de nombreux Ă©lus, bĂ©nĂ©ficiaires de ses abus de biens sociaux, Ă©ludent l'impĂŽt, avec la complaisance du fisc ; merci pour eux  monsieur Reynders6 ! De plus, il est fort probable que contrairement Ă  la grande majoritĂ© des sociĂ©tĂ©s, les contrĂŽles fiscaux n'y soient pas courants.


1 M. Pierre Tilkin, chef de groupe PS au Conseil communal de Huy (Ă©tudes en Ă©ducation physique puis professeur de gymnastique dans les Ă©coles communales de Tilleur et Saint-Nicolas jusqu'en 1998, oĂč il prend sa retraite Ă  51 ans pour se consacrer Ă  la politique), qui dĂ©clarait il y a peu, pour dĂ©fendre Mme Lizin dans une autre affaire : N'en dĂ©plaise Ă  l'Ă©chevine Micheline Toussaint et son copain journaliste, expliquait Pierre Tilkin dans son discours, il n'y a pas d'affaire des tracts, pas de systĂšme. (des tracts auraient Ă©tĂ© distribuĂ©s par des agents communaux durant leur service, pour le compte d'Anne-Marie Lizin aux derniĂšres fĂ©dĂ©rales)


2 En 2003, Jean-François Ronveaux prĂ©sidait l'hĂŽpital de Huy et s'occupait des jeunes du club de football FC Huy. Un an aprĂšs la constructions de la RĂ©sidence pour personnes ĂągĂ©es "Les PrĂ©s Brion", pour l'hĂŽpital, par la sociĂ©tĂ© française Bouygues, cette derniĂšre sociĂ©tĂ© sponsorisait le club de football pour 25.000 euros. Cette coincidence de dates a amenĂ© le procureur du roi, Pierre Romijn, a faire une enquĂȘte. (source : RTBF info sur le net)


3 Banque de donnĂ©es donnant accĂšs aux analyses politiques et commerciales ; une analyse Ă  l'usage du Parti socialiste peut-ĂȘtre ?


4 Jamal Mouhib en 2005


5 en 2005 - PrĂ©sident : Pierre Tilkin, membres : Anne-Marie Lizin (sĂ©natrice PS et bourgmestre de Huy ; en 2007, avec les membres de l'Union socialiste communale de Huy, elle a assignĂ© le journaliste de la RTBF Patrick Remacle devant le tribunal de 1Ăšre instance de Bruxelles et lui rĂ©clament la somme de 100.000 euros en dommages et intĂ©rĂȘts ! Pour garantir la libertĂ© de la presse peut-ĂȘtre ? En tout cas, le service juridique de la RBTF a dĂ©fendu son employĂ©), Alexis Housiaux (Ă©chevin PS Ă  Huy qui envoyait derniĂšrement ses vƓux aux frais du foyer culturel), Eric Dosogne (Ă©chevin PS de Huy, avant 2006, les voyages des pensionnĂ©s organisĂ©s par l'asbl dont il Ă©tait prĂ©sident et ne faisaient pas l'objet d'un appel d'offres. Ils Ă©taient systĂ©matiquement attribuĂ©s Ă  une agence de voyages gĂ©rĂ©e par un proche), Christiane Loumaye, Angelo Carlozzi, Joseph Georges, AndrĂ© Coudron, Luc Mohr, Laurent Collet, Claude Parmentier, Bernard Lhonnay, ThĂ©o Blaffart, Eric Lomba, Jean Devillers, Jules Lambrette (bourgmestre PS de Modave), Joseph Nandrin, MichĂšle Delhalle-Wilmotte, Adelin Nicolay, Claude Jadot, Jean Reiters, Pierre-Paul Burton, Jean Bourgeois, Jean-Luc Martin, Christophe Comblin

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